Andreea Alexandru/AP/SIPA

Depuis 2022, on décompte sept augmentations de salaires des fonctionnaires de la Commission européenne. Ces augmentations sont calculées en fonction de l’inflation, du coût de la vie, et par rapport aux augmentations des hauts-fonctionnaires des Etats-membres. Elles représentent, entre 2022 et 2025, une hausse des salaires de 22,8%. En dehors de la rémunération salariale, certaines indemnités sont également contestées (allocations familiales, indemnités de dépaysement…).

Pour la Commission européenne, ces salaires élevés sont justifiés par des volumes horaires importants ainsi que peu de congés. Valérie Rampie (porte-parole de la Commission) légitimait en 2009 d’uniquement appliquer les règles de rémunération établies par les Etats-membres.

De vives critiques envers la Commission 

Ces augmentations de salaires sont critiquées sur les réseaux sociaux et sur certains médias. En effet, ces polémiques sont mises en avant par des acteurs ayant une position eurosceptique vis-à-vis de l’UE. Ces critiques autour des salaires de la Commission s’établissaient déjà dans les années 2008, notamment dans des mouvements eurosceptiques britanniques.

L’évolution des salaires de la Commission est également critiquée sur les réseaux sociaux pour leur déconnexion avec celle de la classe moyenne. De plus, la Commission demande aux Etats-membres de ne pas augmenter leurs fonctionnaires afin de lutter contre l’inflation.

Ces critiques peuvent paraître justifiées. Cependant, elles appuient des intentions politiques eurosceptiques qui remettent en question la politique globale de l’Union européenne, tel que le soutien économique apporté à l’Ukraine.

Un contexte approprié qui dessert la Commission

Les eurosceptiques dénoncent une situation paradoxale entre : le resserrement des budgets nationaux, le soutien à l’Ukraine ainsi qu’une inflation grandissante ; alors que la Commission augmente drastiquement ses salaires depuis 2022. 

Le fait que ces critiques prennent place autour de la Commission n’est pas le fruit du hasard. En effet, la Commission est considérée comme un moteur de développement des institutions européennes. Cette institution est le symbole de la visée supranationale de l’UE avec pour représentante Ursula von der Leyen. 

Lancelot BALISSON

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